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  • ICEB Café | 28 avril 2014 – HQE Performance

    SUJET

    Anne-Sophie Perrissin-Fabert, directrice de l’association HQE

    Les objectifs de HQE Performance sont de répondre à l’utilisateur en termes sociétaux et globaux ; d’obtenir une bonne qualité d’usage à un coût abordable ; et de valoriser le patrimoine et les professionnels de la construction et de l’immobilier.

    Il y a quatre points clés d’évolutions par rapport à la démarche HQE :

    • Passer d’un management de projet à un management responsable, c’est à dire que la réalisation d’un bâtiment contribue à la responsabilité sociétale de l’entreprise.
    • Passer de l’environnement intérieur et extérieur au développement durable, c’est à dire au renforcement des piliers économiques et sociétaux pour couvrir l’ensemble des enjeux du bâtiment durable. Il s’agit donc d’un prolongement et d’un complément des 14 cibles.
    • Passer de la démarche à la performance :
      1. Le passage de la performance des composants à la performance globale du bâtiment.
      2. Le passage de la notion d’usage du bâtiment à la notion de cycle de vie.
      3. Le passage des moyens mis en œuvre pour l’évaluation des pratiques à des  référentiels basés sur des indicateurs de performance calculés ou mesurés.
    •  Du signe de qualité à une information fondée sur des résultats pour une communication au public, aux professionnels et des évaluations.

    Le cadre de référence de HQE Performance sera en « open source » pour l’évaluation par les acteurs de leur immeuble. Un marquage HQE sera réservé aux résultats attestés par une tierce partie indépendante via la certification NF HQE.

    HQE performance a commencé en 2010 avec la signature de la charte « Construisons ensemble HQE Performance », le référentiel générique sera publié en 2014, et le référentiel définitif sortira en 2015.

    Voici quelques exemples de collaborations pour la construction de HQE Performance :

    • Un groupe de travail sur la biodiversité avec l’association Orée : il faudra trouver des indicateurs pour évaluer les objectifs de protection de la biodiversité in situ (celle qui se voit) et grise (celle qui ne se voit pas).
    • Un protocole avec l’Ademe et le docteur Fabien Skinazi pour évaluer la qualité de l’air intérieur des bâtiments neufs et rénovés à la réception, grâce à sept paramètres des règles de mesure.
    • Un appel à test en cours, lancé notamment en partenariat avec le CSTB et Qualitel, sur le confort acoustique et de nouvelles méthodes d’évaluation et d’affichage acoustique.
    • Tests sur la performance environnementale avec l’Ademe et le CSTB : un 1er rapport scientifique à partir de 75 bâtiments au départ en 2011 et un 2ème rapport scientifique à partir 150 bâtiments en 2013.
    • Travail sur la qualité sanitaire de l’eau

    Anne-Sophie Perrissin-Fabert incite les acteurs de terrain à participer aux travaux d’HQE Performance.

     

    Galbric Sibiude, équipe environnement CSTB

    Il s’agit d’un état des lieux du chemin parcouru et de la capitalisation des résultats de la partie environnementale de HQE performance.

    L’ACV est un outil de conception, c’est une démarche vivante et évolutive pour s’orienter vers une démarche performancielle.

    Avant, on avait la réglementation thermique, désormais il y a plusieurs critères.

    L’enjeu est de passer de la théorie à la pratique.

    • Qu’est ce qu’un bon bâtiment ?
    • Où sont les enjeux ? Pour qui ? Fabricants, architectes, fournisseurs d’énergie ?
    • Quelles sont les marges de manœuvre ? Pour qui ?
    • Comment avoir confiance dans les résultats pour prendre des décisions sans incertitude ?
    • Quel usage pour la conception et l’évaluation ?

    Il faut améliorer les outils et les bases de données pour rendre l’ACV opérationnelle et créer une boucle vertueuse.

    Il fallait définir les métriques, repérer les leviers de performance, créer des échelles de référence, savoir comment évaluer et qui doit l’évaluer.

    Voici quelques chiffres sur l’expérimentation menée :

    Un rapport de 235 pages, 141 bâtiments modélisés (maisons individuelles, logements, bureaux), 10 modes constructifs étudiés, 3 guides méthodologiques, 16 indicateurs,
    8 contributeurs étudiés (contributeur consommation d’énergie,contributeurs matériaux de construction, produits d’équipement, ), 14 lots, etc.

    Ce projet collectif mené par l’association HQE et le CSTB, a été financé par le METL, le MEDDE, et l’Ademe, et réalisé en partenariat avec notamment des certificateurs, des industriels, et de grandes entreprises.

    Les résultats procèdent d’une démarche d’analyse statistique.

    Dans les immeubles collectifs, agir sur un point aura des impacts sur les autres. Il y a un fort enjeu sur l’énergie liée à l’activité (électroménager, bureautique …) et sur les produits d’équipement.

    Il faut une grille de critères objectifs. L’idée est d’optimiser les points positifs et négatifs.

    Dans les contributeurs produits et équipements, il y a des résultats pour 14 lots techniques qui sont déjà exploités par des outils.

    Des valeurs de référence sont utiles pour comparer des projets. Des analyses croisées des résultats sont faites avec trois paramètres : zone climatique, système constructif, vecteur énergétique.

    Ces résultats fixent les priorités, orientent dans la recherche de solutions et fixent un cadre d’évaluation.

    Une demi-journée peut suffire pour évaluer les aspects environnementaux du bâtiment.

    Un cadre, une pratique, une analyse ont permis un retour d’expérience riche qui ouvre sur des perspectives : consolidation, recherche de solutions, valorisation, insertion dans les pratiques, mesures incitatives.


    INTERVENANTES
    Galbric Sibiude, équipe environnement CSTB
    Anne-Sophie Perrissin-Fabert, directrice de l’association HQE

    DÉBATS DANS LA SALLE

    Des participants sont hostiles aux coefficients de modulation de l’ACV Bâtiment.

    Ils estiment que c’est trop complexe, et qu’il y a un risque de standardisation notamment sous l’influence des fabricants qui tentent d’orienter la norme.

    Certains disent qu’il faut prendre en compte les modes de vie et les usages.

    L’Association HQE explique qu’il s’agit de recherches et que ces coefficients serviront à une certification.

    Christine Lecerf demande quels logiciels sont utilisés car, selon les bases de données, cela donne des résultats différents.

    Galbric Sibiude mentionne les bases de données INIES, PEP et l’outil de calcul Elodie.

    Emmanuelle Patte estime qu’une note risque de figer les évolutions.

    Un participant se demande comment a été traitée la différence géographique entre les zones froides ou ensoleillés, et les différences de modes de vie.

    Anne-Sophie Perrissin-Fabert et Galbric Sibiude expliquent que l’objectif est de faire évoluer les scénarios et que la nouvelle norme européenne va permettre d’affiner les scénarios.

    Les matériaux bio-sourcés ne sont pas pris en compte dans les résultats.

    Suite à une des diapositives présentées, certain-e-s demandent pourquoi l’AMO serait en charge de l’ACV, alors que c’est la maîtrise d’œuvre qui doit optimiser le bâtiment.

    L’Association HQE va continuer son travail et les certificateurs créeront un nouveau référentiel et de nouveaux indicateurs.

    Une présentation sera faite en juillet aux membres, une consultation publique en novembre et une autre présentation en décembre.

  • iceb café
    10 Sep 2018 à 0h00

    Débat - Loi ELAN

    libre - Sur réservation exclusivement

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