L’été que nous venons de passer a en principe convaincu tout le monde que les incendies, inondations, canicules, tempêtes, glissements de terrain etc. font partie de notre monde.
Il devrait aussi maintenant être clair que lutter frontalement contre eux avec les outils du passé, alors que leur intensité et leur fréquence ne va qu’augmenter, est voué à l’échec.
On sent actuellement une grande confusion dans les réponses à apporter, avec de nombreux acteurs jetés dans des situations où ils ne possèdent pas encore les connaissances ni les paradigmes de pensée appropriés à ces nouvelles problématiques. Résultat, comme nous sommes dans l’urgence : on reconstruit à la hâte à l’identique dans les mêmes conditions de vulnérabilité, on envisage de modifier la composition et la disposition physique des forêts sans en cerner les conséquences, on renforce des ouvrages de protections ici, on laisse perdurer d’énormes vulnérabilités là.
Nous sommes à un moment où chacun.e – des propriétaires et simples utilisateurs de l’espace public et privé aux maires et services de l’Etat – a besoin d’éléments pour l’aider à gérer cette réalité qui s’abat soudainement sur elle/lui.
Éric Daniel Lacombe travaille précisément sur ces questions depuis des années. Ses apprentissages, ses méthodes et sa vision pour aborder ces questions répondent précisément aux questionnements qui sont rapidement devenus centraux pour un grand nombre d’acteurs du territoire.
Eric a développé une pratique très différentes de l’approche gagnant-perdant qui est la matrice présumée dans la reconfiguration des territoires faces aux risques de catastrophe naturelle. Car ces situation demandent précisément une vision très différente des intérêts des parties prenantes devant des inconnues et des risques avec des impacts collectifs potentiels à grande échelle.
Il implémente également une vision différente de notre rapport au naturel, de ce qui est en dehors de la sphère de contrôle humain. C’est une vision non pas d’étancher et venir en opposition, mais de vivre avec l’événement naturel, en lui laissant sa place, en acceptant qu’il y aura des conséquences.
Tous les acteurs du territoire doivent d’urgence connaître et intérioriser ces concepts pour pouvoir agir en conscience et en responsabilité (y compris pénale) dans ce nouveau monde qui est le nôtre.


