Après Fukushima, quel choix énergétique pour la France ?
Les membres de l'ICEB (Institut pour la Conception Environnementale du Bâti) regroupant une cinquantaine de bureaux d'études et d'architectes ont décidé de diffuser et de s'engager sur le manifeste suivant.
Le nouveau désastre nucléaire majeur en cours au Japon, a conduit certains gouvernements à reconsidérer la portée de leur engagement vis à vis du nucléaire. A contrario, l'exécutif français a immédiatement réagi de la manière suivante :
- Poursuite du programme nucléaire français - Affirmation de "l'excellence technique, la rigueur, l'indépendance et la transparence de notre dispositif de sûreté reconnus mondialement".
Sur le terrain, les membres de l'ICEB ont la responsabilité de concevoir des bâtiments sobres et de proposer des choix énergétiques adaptés aux enjeux de la planète. Ils ont donc toute légitimité pour affirmer qu'il est possible de sortir du nucléaire sans pour autant augmenter les émissions de gaz à effet de serre.
Nous faisons tous les jours l'expérience que :
1. Dès aujourd'hui, il est possible de concevoir des bâtiments énergétiquement très sobres, au-delà même des exigences réglementaires de la RT 2012.
2. Une profonde remise à plat des modes de vivre et d'habiter, des standards de confort et de construction est possible, elle ne ramène pas à l'âge des cavernes et à la bougie, mais induit des économies d'énergie conséquentes.
3. Les énergies renouvelables, jusque là, largement sous-utilisées dans les projets de construction et de réhabilitation des bâtiments, peuvent être largement développées.
Réduction des besoins énergétiques, remise à plat des standards et recours quasi systématique aux énergies renouvelables, constituent une alternative au choix nucléaire de la France. Nous demandons l'engagement immédiat dans une politique volontariste de sortie du nucléaire.
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