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  • Entretien avec… Jérôme Partos | EET : Eurasia Environmental Technologies

    Quelle est votre approche au quotidien de la qualité environnementale du bâti ?   

    Vaste question, et qui fait réfléchir. Le bâti c’est d’abord l’enveloppe de notre vie quotidienne, d’où les problématiques de consommations d’énergie, de qualité de l’air, de confort etc… Et puis le bâti c’est aussi un cycle de vie à forte influence sur son propre environnement, qui est aussi le notre.
    Notre objectif de démarche environnementale du bâti pourrait être de chercher à comprendre et optimiser ces deux familles d’impact.

     

    Comment se concrétise t-elle dans vos projets et réalisations ?

    Les freins à l’optimisation environnementale sont multiples et nous estimons que la démarche HQE est un bon outil, complet, flexible et qui peut sortir des frontières.
    Car nous pensons aussi que la réflexion sur la démarche environnementale du bâti gagne à être élargie hors de France. Pour cela nous développons nos activités en Belgique, et envisageons de le faire aussi au Japon (où j’ai habité 18 ans) et en Chine. En Belgique (Région de Bruxelles Capitale) nous sommes d’ailleurs la seconde entreprise à être officiellement habilitée pour les formations diplômantes de Conseiller PEB (Performance Énergétique des Bâtiments).

    Votre avis sur la RT 2012 ? 

    Elle a du retard, mais va dans la bonne direction. Sous réserve de ce que nous en savons à ce jour, nous en pensons plutôt du bien, sur les niveaux d’isolation du bâti, sur l’approche plus fine et précise que dans la RT 2005 et sur l’obligation d’introduire des EnR. L’envers de la médaille est que cela commence à devenir bien compliqué à appréhender. Et surtout il faudra voir ce que cela donne en pratique. En ce sens, l’idée d’introduire des éléments de vérification en cours de chantier nous semble particulièrement pertinente, mais ceux-ci restent à notre avis encore trop peu nombreux.

    Pourquoi avez-vous choisi d’adhérer à l’ICEB ?

    Nous avons trouvé le site web intéressant, bien en phase avec les orientations de EET, et riche d’informations utiles. Ensuite nous avons assisté à un ICEB café et de suite apprécié le caractère stimulant de l’échange, ainsi que la convivialité ambiante et la diversité de ses membres. Et puis, surtout, il m’a semblé que les membres avaient à cœur les mêmes préoccupations et une réelle volonté d’aller vers des modes de constructions plus réfléchis, plus respectueux des contraintes environnementales.

    Comment verriez vous évoluer l’ICEB dans les prochaines années ? son rôle, ses missions ?

    Il faut que cela reste un lieu d’échange où l’on a plaisir à se retrouver et à discuter ouvertement. Et sans pensée unique, car les phénomènes de risques environnementaux qui nous font face sont d’une grande complexité et une bonne part de leurs composants encore mal connus. Il faut les aborder sans a priori.
    En ce sens, les trois axes actuels: formation, information et participation au débat général sur la construction environnementale, me conviennent tout à fait.
    Pour renforcer l’ICEB comme force de proposition, peut être pourrait on envisager des groupes de réflexion, qui présenteraient rapidement tel ou tel point lors des ICEB cafés.

    Quels conseils donneriez-vous à un maître d’ouvrage qui souhaite réaliser un bâtiment conforme aux principes de la démarche environnementale ?

    D’abord et avant tout, de commencer par prendre le temps de la réflexion. Une formation de quelques jours me semble être un bon moyen. Cela permet d’aborder les problématiques avec recul et de définir ensuite les orientations nécessaires à la bonne optimisation financière et technique du projet.
    Sans cette base, le maitre d’ouvrage rencontrera des difficultés pour évaluer les options proposées par les architectes et BETs.

  • iceb café
    12 Mar 2018 à 18h30

    De la grande accélération à la décroissance conviviale

    libre - Sur réservation exclusivement

    En savoir plus