Quelle est votre
conception de la démarche environnementale du bâti ?
Une démarche éminemment systémique
qui correspond bien au mode de fonctionnement de l’architecte,
mais qui suppose aussi que l’on accepte de procéder à l’évaluation
du projet dans un processus de conception itératif – l’inverse
de la « boite noire » !
Ajoutons que cette démarche ne peut pas être
le fait d’un seul intervenant du projet architectural
ou urbain mais bien une approche concourante de tous.
Nous nous investissons beaucoup aujourd’hui dans la conception
d’éco-quartier, dans la réflexion à l’échelle
de l’aménagement, là où la seule
démarche HQE ne suffit plus, et où il faut inventer
de nouvelles méthodes opérationnelles pour l’aménagement
durable du territoire et de la ville.
Comment se concrétise
t-elle dans vos projets et réalisations ?
Beaucoup de conviction, beaucoup de recherches
et d’interrogations, le refus « des
réponses toutes faites » à de
mauvaises questions… Et surtout, de la créativité !
Nous participons avec passion à la réflexion
sur le grand « pari(s) » au sein
de l’équipe d’Antoine Grumbach ;
la question cruciale qui nous est posée étant :
quelle métropole pour « l’après
Kyoto » ?
Dans la phase de mise en œuvre
du Grenelle de l’environnement comment percevez vous
le rôle de la HQE®? Est-elle toujours en phase
avec les attentes des professionnels de la construction?
Elle est totalement en phase ! Concevoir
des bâtiments BBC-Effinergie ou à énergie
positive comme le Grenelle va nous y inciter doit se faire dans
le cadre d’une démarche environnementale globale,
portant une grande attention à la santé et
au confort des occupants.
Pourquoi avez-vous choisi de vous
investir dans l’ICEB?
S’PACE , depuis sa création
en 1980, a toujours et été impliquée
dans l’approche environnementale (architecture solaire
et bioclimatique, habitat autonome, etc). C’est un
sujet qui est au cœur de notre activité depuis
toujours …Nous avons donc très naturellement
rejoint l’ICEB dès sa création, après
avoir participé aux travaux de l’ATEQUE pour
la définition du référentiel de l’association
HQE ; cela fait plus de 10 ans maintenant
Après 4 années à la
Présidence de l’ICEB quel est votre bilan ?
Qu’est que ça vous a apporté ; satisfactions,
regrets,… ?
En 4 ans, nous avons vécu une évolution
incroyable de la demande en matière de compétences
environnementales qui ne cesse pas de croitre. L’arrivée
de nouveaux membres à l’ICEB conforte
régulièrement
notre offre.
Les ICEB café deviennent de plus en plus pointus et
indispensables. Bref, je crois que l’ICEB est incontournable !
Un formidable lieu d’échanges et de partage
des savoirs, permettant de maintenir un haut niveau de professionnalisme à tous
ses membres.
Je n’aime pas trop le terme « bilan » car je
vais continuer à travailler pour l’ICEB ;
disons que mon passage aura permis, depuis 2004, de conforter
l’association et son image vis-à-vis des
professionnels.
Comment verriez vous évoluer l’ICEB dans les prochaines
années ? son rôle, ses missions ?
L’ICEB
a pour particularité et avantage de regrouper des
professionnels issus de divers horizons : architectes, énergéticiens, économistes,
thermiciens, médecin, etc ; tous impliqués
dans cette volonté de contribuer à une
conception environnementale du cadre bâti - rien à voir
donc avec un syndicat professionnel qui défend son
pré-carré !
L’ICEB doit continuer suivant le même chemin :
regrouper et fédérer les professionnels reconnus,
sincères et convaincus, qui participent à de
plus en plus nombreux projets exemplaires et innovants et
qui s’impliquent dans de nombreuses actions de formation
!
Pour les années à venir, on parle aussi de développer
l’ICEB à l’international …
Quels conseils donneriez-vous à un
maitre d'ouvrage qui souhaite réaliser un bâtiment
conforme aux principes de la démarche environnementale
?
Il faut le vouloir et y croire - y mettre
une certaine conviction - ne pas lésiner sur
les études et s’entourer d’une équipe
compétente , bien sur !
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