par
Olivier Sigaut fondateur de Biapi, chercheur et enseignant à Sciences-Po
Bordeaux
Avec une présentation atypique très richement illustrée
sur une thématique au croisement de l’urbanisme, de
l’écologie et de la sociologie, Olivier Sigaut pourrait
se présenter (entre autre) comme un historien de l’écologie
ou un paysagiste alternatif. Au travers de sa présentation
on découvre que l’écologie et le développement
durable existe déjà depuis plus d’un siècle…
Dans le contexte des débats actuels sur « le
Grand Pari(s) », « Trames vertes et
bleues», l’écologie urbaine prend tout son sens.
On s’aperçoit qu’en milieu urbain la biodiversité est
présente là où on ne l’attend pas. Malgré de
lourdes erreurs humaines en matière d’urbanisme, le
développement des villes s’accompagne de l’héritage
du passé pour le meilleur ou pour le pire. Au travers de
recherches bibliographiques notamment chez les auteurs anglo-saxons
de la fin XIX ème début XXème siècle
(artistes, botanistes, philosophes, sociologues,…) on s’aperçoit
que l’écologie urbaine est liée aux sciences
humaines et sociales. Pour exemple les premières cités
jardin et les jardins ouvriers que l’on retrouve aujourd’hui
en jardin partagé ou en auto-production et les AMAP, révélateurs
de la boboïsation de la société…
Olivier Sigaut n’hésite pas à égratigner
ses contemporains sans aucune concession ; écologues,
architectes, urbanistes, paysagistes sont cloués au pilori
des aberrations environnementales. Néanmoins il nous aide à prendre
conscience de la manière dont les individus conçoivent
leur relation avec l’espace et l’environnement.
Pour s’imprégner de cette présentation très
dense, nous vous conseillons de prendre connaissance du pdf ci-joint
qui contient notamment les nombreuses références
bibliographiques évoquées par l’intervenant.
Afin de mieux appréhender la démarche de la biodiversité urbaine,
la visite du site www.biapi.org peut
se révéler intéressante. A l’issue de
cette présentation on pourra néanmoins déplorer
l’absence d’échange avec les participants un
peu frustrés sur le manque de confrontation d’idées
(principe fondateur des ICEB Cafés). |