« Des avancées significatives et beaucoup
de questions en suspens »
par Patrice
Blondeau - Maître de conférence à l’université de
La Rochelle
Salle archi-comble pour un sujet aussi
passionnant qu’anxiogène
pour les urbains, nous passons plus de 90% de notre temps dans
des lieux clos. A l’intérieur d’une pièce
fermée, nous sommes entourés de plus de 800
polluants qui se présentent sous formes gazeuses, de poussières
ou de bio-contaminants (virus, bactéries, allergènes,…)!
Les composants olfactifs volatils (COV) sont majoritaires dont
le plus connu est le formaldéhyde.
Le seul indicateur existant pour estimer
la Qualité de
l’Air Intérieur sont les conséquences économiques
des jours d’arrêts de travail pour maladie respiratoire
(rhume, grippe, asthme, allergies). Une étude américaine
démontre (cf. présentation pdf P.Blondeau) que ces
pathologies respiratoires diminuent avec une bonne ventilation
du bâtiment. Ce qui entraîne une situation paradoxale
avec la RT 2005 et le volet énergétique du Grenelle
qui prône l’isolation des bâtiments et la réduction
des dépenses de chauffage.
Les solutions techniques des professionnels
de la ventilation proposent des avancées significatives mais encore faut-il
que la qualité de l’air extérieur soit propre
ainsi que le réseau de distribution.
Les technologies d’épuration de l’air connues
ou en cours de recherche par captation ou transformation/élimination
sont ;
- les plantes,
- photocatalyse
- ionisation,
- matériaux adsorbants
- …
L’efficacité de ces technologies est souvent relative
car elle dépend de la température, de l’humidité et
de la luminosité des pièces traitées. De plus
dans certains cas au cours de la chaîne de transformation
des substances plus toxiques sont créées.
En conclusion, dans le domaine sanitaire,
toute technologie nouvelle doit
être utilisée avec précaution. Les grands principes
de prévention : aérer, avoir (si possible) un
bon ensoleillement et éviter d’accumuler les
sources de pollution (tabac, désodorisant, vernis, colle, …)
Questions/débat autour de :
- l’absence de données concernant la durée
et l’efficacité d’une ventilation naturelle
- la réglementation sanitaire concernant
les 18m3/heure par occupant
- le vide juridique concernant la QAI
notamment dans les écoles
où il n’y a pas d’indicateur
- …
Michel Le Sommer (trésorier de l’ICEB) a fait un point
sur les adhésions 2009 en précisant que les bureaux
d’études présents régulièrement
aux ICEB café étaient les bienvenus comme futurs
adhérents.
|